Expositions 2026
L'équilibre des vrilles
Galerie B-312 (372, Saint-Catherien O., Espace 403)
5 mars au 11 avril 2026
Vernissage: 5 mars dès 17h
Artistes : Jacynthe Carrier, Hannah Claus, Andrée Levesque Sooui, Karine Locatelli, Kristelle Tremblay
Commissaire : Julia Caron Guillemette
Fais-moi l’art – 8 au 29 mars 2026
Vernissage: 8 mars 11h30
Artiste : Pascale Corbeil, Cinthia Chalifoux et Wendy-Alexina Vancol
Commissaire : Doune Patricia Thèbe
L’exposition Ovoïde émerge d’une multitude de conversations entre les artistes Wendy-Alexina Vancol, Pascale Corbeil, Cinthya Chalifoux, et la commissaire Doune Patricia Thèbe. Lorsque le thème de la biennale de Post-Invisibles fit annoncer, soit « Ce que je porte », un lien conductif fort s’est créé pour aligner nos recherches sous un même toit. L’initiative de la commissaire fit de cartographier toutes ces conversations pour aligner les aspects connexes de l’ensemble des pratiques artistiques et s’assurer que le développement créatif soit harmonieux et enrichissant pour tous. L’approche curatoriale de l’exposition se situe entre l’exposition traditionnelle et un happening, ce dernier influence une approche subversive priorisant l’authenticité des œuvres ainsi que l’expérience éphémère du public. En fait, l’exposition est une présence en soi, ce n’est pas qu’un simple thème regroupant un corpus d’œuvres, c’est une contextualisation, non aseptisée des normes institutionnelles, regroupant maintes recherches et des corpus en cours de création. Bien que le happening soit subversif, l’intention initiale derrière ce projet est l’authenticité artistique collaborative entre vision curatoriale, recherches artistiques, modes de création, influence synesthétique ainsi qu’explorer différent mode de communication entre artistes et publique, le tout influencé par l’idée du Gesamtkunstwerk.
Histoires de disparition
Galerie DÈS (372, Saint-Catherine O., Espace 418)
11 au 29 mars 2026
Vernissage: 12 mars de 17h à 20h
Artiste : Judith Bellavance
Histoires de disparitions est une odyssée visuelle de la fin et de la transition. Un florilège de « portraits vestimentaires » donnant une matérialité au glissement du vivant dans l’immatérialité de la pensée.
Pour m’approcher de mes sujets de création que sont la perte et la disparition, je travaille dans le domaine funéraire depuis 2019. Cette proximité me sensibilise sans cesse aux rituels qui sont réservés aux disparus et à leur destin posthume. Je vis cette expérience professionnelle comme un grand voyage où je côtoie différentes quêtes de sens à donner à cette ultime expérience de la disparition. Parfois, je suis témoin de la volonté de certains endeuillés de étamorphoser l’absence physique en invisible présence. Le corps inhabité se dématérialise et se transforme comme une sorte de chrysalide avant de se déployer dans l’immatérialité de la pensée.
Celle-ci permettant de garder, regarder et ressentir la présence d’un disparu jusqu’au bout, jusqu’à ce que les prénoms n’aient plus de visages et de sonorités. L’ultime fin d’une existence serait peut-être là où s’éteint la mémoire. Voilà qu’Histoires de disparitions prend son sens dans l’espace et le temps de la mémoire. Je raconte ainsi l’inéluctable destinée de tous corps sans conclure à une certaine dureté du renoncement ou à une consistance de la disparition. Avec ces portraits vestimentaires dans lesquels s’enchevêtrent les sensibilités, je m’applique plutôt à révéler une sorte de finalité temporaire nécessaire à la pérennité des disparus dans le monde des vivants.
Je privilégie toujours l’évocation, la suggestion et la poésie pour aborder les sujets sensibles auxquelles je m’intéresse. J’ai choisi d’inscrire ce projet dans une éthique et une esthétique de la délicatesse pour qu’il puisse trouver une juste résonance.
Embodied
Atelier 531 (372, Saint-Catherien O.)
26 mars au 9 avril 2026
Artistes: Hannaleah Euloth, Heather Euloth, Kara Eckler, Lea Elise, Madeline Richards, Liza Sokolo
L’exposition rassemble des artistes issues de la communauté montréalaise de The Artist Confluence, animées par une volonté commune : créer des espaces de visibilité et de solidarité face aux obstacles systémiques qui marginalisent encore trop souvent les voix féminines.
À travers la peinture, la sculpture et le travail textile, les œuvres explorent la physicalité du corps et les multiples expériences liées à l’incarnation. Certaines pièces sont lumineuses, vibrantes, pleines de couleur et d’élan; d’autres assument un poids réel ou symbolique – masses suspendues, formes nouées, éléments traînants – évoquant la charge, la tension et la résistance.
Car nous portons toutes un corps : sa gravité, sa mémoire, ses transformations. Les artistes abordent les réalités de l’expérience féminine – travail invisible, attentes sociales, mutations physiques, héritages patriarcaux – tout en affirmant la persistance du désir, de la créativité et de l’espoir. Embodied propose ainsi un espace où les expériences individuelles se rencontrent. Si les femmes ne forment pas un bloc homogène, certaines résonances traversent les parcours.
Le rideau
Galerie RAM, 5970 Rue Jean-Talon E, Montréal
30 mars au 10 avril
Artiste : Tyna Awad
Commissaire: Mylène Lachance-Paquin
Dans cette exposition profondément intime et bouleversante, Tyna Awad aborde sans détour les agressions sexuelles qu’elle a subies, notamment celles qui ont eu lieu dans l’espace privé de sa chambre. À travers ses œuvres, l’artiste explore la mémoire de ces événements, le poids du silence familial, en particulier l’incompréhension et le refus d’entendre de sa mère, ainsi que son propre cheminement de guérison.
L’exposition prend la forme d’un récit sensible et puissant, où chaque toile devient le témoin d’une expérience vécue. À cela s’ajoutent des œuvres de papier façonnées à partir de vêtements transformés en papier recyclé; des vêtements portés lors des agressions, par Tyna elle-même et par d’autres femmes. Ce processus de transformation matérielle devient un geste de réparation, où l’artiste redonne une forme et un sens à des objets empreints de douleur.
Au fil du parcours, l’exposition met aussi en lumière les traumas transmis de génération en génération entre les femmes de sa famille, tout en ouvrant un espace de réflexion sur la guérison, la résilience et la possibilité de briser les cycles de silence.
Lorsque surgit l'empreinte
Zocalo 26 février au 3 mai 2026
Artistes : Stéphanie Bellemare-Page + Estelle Frenette-Vallière et Martina Chumova + Anie Toole
Commissaire : Claire-Marine Béha
Lorsque surgit l’empreinte est un projet de cocréation interdisciplinaire qui jumelle écrivaines et artistes en art imprimé sur les thèmes protéiformes et évocateurs de la mémoire et du dialogue. Sous le commissariat de Claire-Marine Beha, cette exposition met en lumière le fruit d’une résidence de création à ZOCALO, centre d’artistes.
À la croisée de l’intime et de l’universalité, l’exposition sonde ce qui persiste et ce qui se transforme. Se déploient des œuvres qui naviguent les eaux troubles du souvenir et interrogent les mécanismes de transmission et de distorsion. Les artistes y investissent la fragile dualité de la trace : un vestige indélébile de nos histoires, pourtant soumis à la perpétuelle réécriture du temps.
Small Dance
Small dance
Genève, Suisse
Galerie Polo Marco
Artiste: Vanessa Riera
Commissaires : Mylène Lachance-Paquin, Bianca Guala
